L’attaque qui s’est produite le lundi matin contre la brigade de gendarmerie de Tanwalbougou, dans le département de Fada N’Gourma, région de l’est du Burkina Faso, s’est soldée par la mort d’au moins dix assaillants, selon des sources médicales.
Dans la fusillade, deux personnes dans un car de transport ont été accidentellement tuées et les autres passagers blessés.
Plusieurs motos, des armes à feu et des armes blanches, des portables ainsi qu’un émetteur/récepteur, ont été saisis.
Un kamikaze a fait exploser sa
voiture devant une école de recrues de la ville d'Aden, au Yémen. Un
premier bilan fait état d'au moins 60 morts. L'attaque a été rapidement
revendiquée par Daech.
Près
de 60 personnes, pour la plupart des jeunes recrues, ont été tuées
lundi à Aden, au sud du Yémen, dans un attentat-suicide devant un centre
de recrutement de l'armée. L'attaque a été revendiquée par le groupe
Etat islamique (EI). L'armée combat à la fois les rebelles chiites et
les groupes djihadistes sunnites.
L'attaque à
la voiture piégée est la plus sanglante à endeuiller la grande ville du
sud du Yémen depuis son retour dans le giron du gouvernement en juillet
2015. Elle illustre les difficultés qu'ont les autorités à rétablir la
sécurité à Aden, pourtant déclarée "capitale provisoire" du Yémen.
L'EI
a vite revendiqué cette attaque. "Près de 60 morts dans une opération
martyre d'un combattant de l'Etat islamique contre un centre de
recrutement de l'armée à Aden", a écrit l'agence Amaq, organe de
propagande du groupe djihadiste.
De 11 morts,
le bilan du carnage est vite monté à 18, puis à 40, pour s'établir à au
moins 54 en milieu de journée, selon un nouveau bilan communiqué par le
ministère de la Santé. Son directeur général, Al Khader Lassouar, a dit
que l'attaque avait également fait au moins 67 blessés. A lui seul,
l'hôpital de Médecins sans frontières (MSF) a indiqué dans un tweet
avoir reçu 45 morts et 60 blessés.
Effondrement d'un toit
Selon des sources de sécurité, l'explosion s'est produite dans la cour de l'école "Sanafir" du quartier Mouammar Kadhafi, du nom de l'ancien dirigeant libyen, à la sortie nord de la ville d'Aden.
Les
recrues, rassemblées dans la cour, terminaient les formalités pour
rejoindre les rangs des forces armées yéménites. Le gouvernement en exil
en Arabie saoudite veut les renforcer avec l'aide de la coalition
arabe.
Selon des témoins, le kamikaze a
profité de l'entrée d'une camionnette de livraison pour lancer son
véhicule contre le rassemblement des recrues. La déflagration a été si
forte qu'"elle a provoqué l'effondrement d'un toit d'une salle de classe
sur la tête de nombreuses recrues", a précisé un responsable de
sécurité.
Malgré tous les efforts de la France et de l'Onu pour stabiliser la
situation au Mali, les Maliens sont pessimistes quant à l'incertitude
grandissante dans le pays.
Alors que le gouvernement du pays est inactif, ses habitants espèrent
mettre fin à la crise et à l'incertitude en appelant à l'aide le
président russe Vladimir Poutine pour qu'il résolve
leurs problèmes, a
annoncé le journal malien Actusen.com.
Dans cette optique, une commission spéciale entend recueillir 8
millions de signatures de citoyens du pays afin que le président russe
"intervienne dans la crise malienne".
Les Maliens croient que "la Russie doit sauver le Mali". Ils ne sont pas
satisfaits des progrès accomplis par la France en termes de règlement
de la crise, déclarant que "la France n'est pas pour la paix au Mali".
C'est pourquoi, citant en exemple les actions des forces aérospatiales
russes, les Maliens ont décidé de demander de l'aide au numéro un russe.
Malgré la présence de la Mission Multidimensionnelle Intégrée des
Nations Unies pour la Stabilisation au Mali (MINUSMA), l’opération
anti-terroriste "Barkhane" menée par les Français et de l’accord
d’Alger, conclu entre le gouvernement malien et les rebelles touareg, la
situation dans le pays reste très tendue.
Le week-end dernier, dans la ville de Ségou au sud du Mali, des
"patriotes locaux" ont lancé une pétition. Ainsi, avec un représentant
dans chaque ville du pays, la commission va tenter de recueillir 8
millions de signatures auprès des Maliens afin de légaliser leur
initiative.
D'après les Maliens, les autorités maliennes donnent l'impression de ne
pas maîtriser la situation.
Le nord du Mali était tombé, en mars-avril 2012, sous la coupe de
djihadistes liés à Al-Qaïda, après la déroute de l'armée malienne face à
la rébellion à dominante touareg, d'abord alliée à ces groupes qui
l'ont ensuite évincée.
Les djihadistes ont alors été dispersés et ont été en grande partie
chassés du pays à la suite du lancement en janvier 2013, à l'initiative
de la France, d'une intervention militaire internationale qui se
poursuit actuellement. Mais des zones entières échappent toujours au
contrôle des forces maliennes et étrangères.
Depuis quelques années, cette activité est devenue l’une des principales sources de financements du terrorisme en Afrique
Que
cela soit au Kenya, en Somalie, en Tanzanie, au Mali, au Nigeria ou
encore au Cameroun, le trafic d'ivoire est devenu depuis quelques années
une des principales sources de financements des groupes djihadistes et
selon John Duhig de EFD, (European Foundation for Democraty) une
véritable menace terroriste.
Les Shebab en Somalie et au Kenya, les groupes djihadistes du Mali, Boko
Haram au Cameroun et au Nigeria sont les pivots de ce trafic.
Fin septembre se tient à Johannesburg la 17e conférence des Etats
membres de la convention internationale sur le commerce des espèces en
danger, dite « CITES ». C'est l'occasion de mettre un terme au commerce
de l'ivoire, seule façon de sauver les derniers éléphants d'Afrique et
d'assécher en même temps une source de financement du terrorisme.
De nombreuses ONG dénoncent ce trafic depuis longtemps. Notamment la Fondation Franz Weber qui se bat depuis plus de quarante ans pour le faire stopper.
Le commerce de l'ivoire avait été interdit en 1989, mais il a été
partiellement rétabli plus tard à la demande de certains Etats d'Afrique
australe qui entendaient pratiquer l'élevage et obtenir des quotas
d'exportation. C'est dans cette faille que s'est engouffré le trafic
illégal nourri par un braconnage croissant et une forte demande dominée
par la Chine, le Japon et le Moyen-Orient. Environ 35 000 éléphants sont
tués chaque année. Difficile dans ces conditions de garantir la survie
de l'espèce.
Les liens du trafic de l'ivoire, qui s'élève à plus de 3 milliards de
dollars annuels, avec les groupes terroristes d'Afrique sont avérés.
D'après les Nations unies, 90% des éléphants tués sont abattus par des
groupes armés près des zones de conflit. L'Armée du Seigneur en Ouganda,
la milice Janjawid au Soudan, les groupes du nord du Mali, les Shebab
de Somalie, Boko Haram au Nigeria ont financé leurs actions en abattant
les éléphants pour vendre leurs défenses.
Ce trafic transite non seulement par l'Afrique de l'Est, mais par la
France, et surtout par la Belgique mais approvisionne le Sahel et le
Nord Nigeria. C'est sur les marchés en Chine, comme celui du marché aux
puces de Panjiayuan que l'on retrouve la marchandise, généralement
travaillée dans des ateliers au Vietnam.
Si la Belgique et l'Autriche sont au sein de l'Union Européenne les
défenseurs les plus acharnés du trafic d'ivoire, d'autres pays comme la
France se battent pour l'interdire. Espérons qu'ils soient entendus à
Johannesburg...
Il y a une double urgence d'arrêter ce trafic, pour préserver les
éléphants dont l'espèce risque de disparaitre et pour mettre un frein au
financement des principaux groupes qui sèment la terreur en Afrique. JDC
Un présumé djihadiste malien a demandé
pardon lundi au peuple malien pour la destruction de mausolées classés
au Patrimoine mondial de l'humanité à Tombouctou.
Ahmad Al Faqi Al Mahdi comparait devant la Cour pénale internationale (CPI) qui siège à la Haye, au Pays-Bas.
"Je
demande leur pardon et je leur demande de me considérer comme un fils
ayant égaré son chemin", a-t-il déclaré devant la Cour.
Il
était chef de la brigade des mœurs du mouvement Ansar Dine, un des
groupes djihadistes liés à Al-Qaïda qui ont contrôlé le nord du Mali
en 2012. Ahmad Al Faqi Al Mahdi a plaidé coupable de crime de guerre.
"Je me tiens devant vous dans cette enceinte plein de remords et de
regrets", a ajouté Ahmad Al Faqi Al Mahdi, habillé d'un costume sombre
et d'une chemise rayée. Dans
sa demande de mise en accusation, la procureure de la CPI, Fatou
Bensouda, a déclaré que le crime commis par Ahmed Al Mahdi "affecte
l'âme et l'esprit d'un peuple." BBC
L’année dernière et suite à la vague des attaques terroristes que le
monde a connu, Twitter a été vivement critiqué pour ne pas avoir
entrepris assez d’efforts pour éradiquer le discours extrémiste, le
réseau social a été même poursuivi
en justice aux États-Unis.
Twitter a affirmé que les menaces violentes
et la promotion du terrorisme n’ont aucune place sur sa plateforme. Au
milieu de l’année 2015, le réseau social a annoncé avoir suspendu plus
de 125 000 comptes pour violation des conditions d’utilisation qui
impliquent la prohibition de toute apologie de la violence et du
terrorisme.
La firme basée à San Francisco a annoncé cette semaine que le travail
n’est pas encore fini et qu’elle a suspendu 235 000 comptes additionnels
depuis février 2016. Ce qui amène le nombre total de comptes suspendus à
360 000 depuis la moitié de 2015. Twitter dit que ses efforts
continuent d’afficher de bons résultats et affectent l’activité sur le
réseau social. « Les suspensions quotidiennes sont en hausse de 80 %
depuis l’année dernière, avec une montée des suspensions immédiatement
après les attaques terroristes. Notre temps de réponse aux comptes
signalés, la période de temps que ces comptes sont sur Twitter et le
nombre d’abonnés qu’ils accumulent, toutes ces variables ont été
réduites de manière drastique. Nous avons aussi fait du progrès dans
l’élimination de la possibilité du retour de ceux suspendus à la
plateforme », a indiqué Twitter dans un billet de blog.
Twitter a
mentionné qu’il n’a pas en sa disposition un « algorithme magique »
capable d’identifier le contenu terroriste sur internet. Néanmoins, la
firme a confirmé qu’elle s’appuie sur d’autres technologies, comme des
outils propriétaires de lutte contre le spam. Ces outils combinés avec
l’aide des utilisateurs permettent d’identifier les comptes qui abusent
les règles de la plateforme. « En réalité, ces outils nous ont aidés à
identifier automatiquement plus d’un tiers des comptes suspendus pour
promotion du terrorisme, et ce durant les six derniers mois ».
Twitter,
en opposition à Facebook, permet aux utilisateurs de créer des comptes
anonymes, ce qui en fait la plateforme de prédilection pour la
communication et le recrutement de terroristes potentiels. Les chiffres
avancés par Twitter cette semaine surviennent dans un contexte tendu,
avec les gouvernements qui demandent aux firmes d’internet de faire plus
de concessions afin de contrecarrer la menace terroriste.
Boko Haram, le groupe jihadiste qui sème la terreur au
Nigeria et qui a prêté allégeance à l'organisation État islamique (EI),
aurait un nouveau chef, selon l’une des publications utilisées par l’EI
pour diffuser sa propagande. Une information qui relance les
spéculations sur la disparition de l'insaisissable chef du mouvement
Abubakar Shekau.
Plusieurs fois donné pour mort, ce dernier avait pris la tête de la
secte islamiste en 2009, après l'exécution de son fondateur Mohammed
Yusuf par les forces de l'ordre. Réputé radical et très violent,
l’homme, qui est coutumier de déclarations médiatiques fracassantes et
qui apparaît toujours en treillis militaire, une kalachnikov en
bandoulière ou à la main, a fait de Boko Haram l'une des rébellions les
plus violentes de la planète.
Radicalisé sous ses ordres, le groupe terroriste - et sa répression
par les forces de l'ordre - ont fait au moins 20 000 morts et 2,6
millions de réfugiés dans le nord-est du Nigeria et les régions
frontalières des pays voisins, autour du lac Tchad.
Remplacé par le dénommé Al-Barnaoui ?
Mais dans une publication de l'EI, datée du mardi 2 août, apparaît un
entretien avec cheikh Abou Mosab al-Barnaoui, présenté comme "Wali
(chef) sur l'Afrique de l'Ouest". Or jusqu'à présent, même si le groupe
jihadiste nigérian apparaît divisé, Abubakar Shekau n'a jamais été
officiellement démis de ses fonctions de leader. Et dans son entretien,
Al-Barnaoui ne fait aucune référence claire au sort du chef reconnu du
mouvement jihadiste.
Al-Barnaoui est apparu à plusieurs reprises dans des vidéos relatant
les attaques du groupe, ce qui lui valait d'être considéré comme le
porte-parole de Boko Haram par les experts, ce qu'a toujours réfuté
Shekau lui-même, affirmant "qu'il n'y a qu'un seul porte-parole", Abou
Zinnira.
"Il (Barnaoui) est très expressif et précis sur l'organisation et sur
ses objectifs", analyse Kyle Shideler du Center for Security Policy,
basé à Washington. "Si Shekau est toujours vivant, cela montre que l'EI
veut le remplacer" par Barnaoui.
Un mouvement divisé et affaibli
Les spéculations sur la disparition de Shekau sont monnaie courante.
L'armée nigériane a prétendu plusieurs fois l'avoir tué. Sa dernière
apparition date de mars, où il paraissait affaibli dans une vidéo postée
sur YouTube et déclarait : "Pour ‘moi’ la fin est venue". Selon des sources locales proches de la mouvance jihadiste, Shekau
était alors blessé à l'estomac. Il n'y a eu depuis aucune autre preuve
de vie, ce qui laissait penser que le chef était soit dans l'incapacité
de commander, soit mort.
Un expert nigérian proche de la mouvance islamiste, contacté par
l'AFP mais qui souhaite rester anonyme, reste convaincu que Shekau est
"toujours vivant".
Il est "possible" qu'Al-Barnaoui ait pris la succession de Shekau à
la tête Boko Haram, explique Yan St-Pierre, spécialiste des questions du
jihadisme pour le Modern Security Consulting Group. Sous le leadership
de Shekau, "Boko Haram a perdu son prestige et est devenu difficile à
contrôler. Aujourd'hui, Boko Haram est divisé en plusieurs petits
groupes", certains proches de l'EI, d'autres d'Ansaru et de la mouvance
d'Al-Qaïda au Maghreb Islamique (Aqmi).
Avec cet entretien, en suggérant eux-mêmes un nouveau leader, l'EI
fait un nouveau pas en direction de Boko Haram, de plus en plus divisé
et affaibli par les offensives de l'armée dans ses fiefs du nord-est.
Le mouvement, qui réclame l'instauration d'un État islamique dans le
nord du Nigeria, avait atteint le faîte de sa puissance en 2014, en
proclamant un "califat" dans le nord-est, et en perpétrant le kidnapping
massif de plus de 200 lycéennes, un acte qui avait suscité une
réprobation internationale.
La semaine dernière, la force armée régionale anti-Boko Haram a
repris le contrôle de Damasak, ville stratégique à la frontière du
Niger, où les jihadistes avaient tué plus de 200 personnes et kidnappé
des centaines d'enfants il y a deux ans.
Une vidéo diffusée mardi sur les réseaux sociaux montre des combattants
rebelles décapitant un jeune garçon après l'avoir capturé près d'Alep,
dans le nord de la Syrie.
La vidéo montre le garçon étendu à l'arrière d'un camion et un
combattant qui commence à le décapiter avec un petit couteau. Un autre
combattant crie: "Nous ne laisserons personne à Handarat", localité
située au nord d'Alep et où les rebelles et les forces du régime syrien
s'affrontent.
Dans cette zone d'Handarat se situe un camp de
réfugiés palestinien qui a été largement abandonné au cours des années.
L'Observatoire syrien des droits de l'homme (OSDH), une
ONG basée en
Grande-Bretagne, a confirmé que la vidéo montrait des combattants
rebelles.
Dans une vidéo antérieure, l'enfant était assis à
l'arrière d'un camion avec des combattants qui l'accusaient d'être un
membre des brigades Al-Qods, un groupe palestinien se battant au côté du
régime du président syrien Bachar al-Assad.
Amnesty
International a déclaré dans un rapport publié en juillet que des
rebelles islamistes et djihadistes actifs en Syrie étaient coupables de
crimes de guerre, les accusant d'être responsables "d'une effrayante
vague d'enlèvements, de tortures et d'exécutions sommaires".
"Le jeune garçon n'a pas plus de 13 ans" L'organisation
humanitaire a nommé dans ce rapport cinq groupes rebelles opérant dans
le nord de la Syrie, parmi lesquels le groupe islamiste Noureddine
Zinki.
Selon l'OSDH, les rebelles que l'on voit sur la vidéo
montrant la décapitation d'un enfant sont des combattants de Noureddine
Zinki.
Le groupe rebelle a publié un communiqué dans lequel il affirme que
cette décapitation est "une erreur individuelle qui ne représente pas la
politique générale du groupe". "Les personnes qui ont commis cette
infraction ont été arrêtées et remises" à une commission d'enquête,
ajoute Noureddine Zinki.
D'après Rami Abdel Rahmane, directeur de
l'OSDH, "le jeune garçon n'a pas plus de 13 ans, il a été capturé mardi
dans la région d'Handarat, mais les faits ont eu lieu dans une zone
d'Alep tenue par les rebelles, le quartier Al-Machad pour être précis."
Les proches de la famille hongkongaise blessée dans l'attentat à la
hache à bord d'un train en Allemagne ont révélé à la presse locale des
détails sur son déroulement.
La fille aînée de la famille Yau, Sylvia, 30 ans, a expliqué au journal
hongkongais Apple Daily que l'agresseur s'en était pris au petit ami de
sa soeur et que ses parents avaient
tenté de le défendre. "Au début,
l'agresseur a attaqué le petit ami de ma soeur, et quand ma mère et mon
père ont vu ça, ils se sont levés pour s'interposer et ont été blessés",
a-t-elle dit.
La jeune femme, qui a quitté Hong Kong mardi soir
pour l'Allemagne en compagnie de son mari, s'exprimait avant son
départ, sur le chemin de l'aéroport. Le petit ami, Edmund Au-yeung, 30
ans, et le père de Sylvia, âgé de 62 ans, sont tous deux en soins
intensifs, gravement blessés à la tête, ajoute le journal. Sa soeur,
Tracy, 26 ans et sa mère âgée de 58 ans, ont également été blessées. Son
frère de 17 ans est sorti indemne de l'attaque.
5 blessés L'assaillant
a blessé au total cinq personnes lundi soir dans une attaque
revendiquée par l'organisation Etat islamique (EI). Les autorités
allemandes doutent à présent qu'il soit bien afghan comme il l'affirmait
à son arrivée dans le pays et penchent plutôt pour une nationalité
pakistanaise, selon la chaîne allemande ZDF. Sylvia et son époux ont
ajouté que la famille était jusqu'alors en train d'apprécier son séjour.
"Les amis de mon beau-père ont reçu des photos et ils disaient qu'ils
s'amusaient bien", a déclaré le mari de Sylvia, dont le nom n'a pas été
révélé.
L'attaque est survenue lundi vers 19H15 GMT dans un
train assurant une liaison entre les villes de Treuchlingen et
Wurtzbourg en Bavière. Après avoir pris la fuite, l'agresseur a
également blessé une femme avant d'être tué par des policiers.
Ce lundi soir, un Afghan de 17 ans a commis une attaque à la hache dans
un train en Allemagne. Quatre personnes ont été blessées et l'assaillant
a été abattu par la police.
Cet acte terroriste, dont les images font
froid dans le dos, a été revendiqué par l'EI.
Lundi soir, une attaque à la hache a été commise dans un train dans un
train assurant une liaison entre les villes de Treuchlingen et
Wurtzbourg en Bavière (sud) par un jeune Afghan. Il a grièvement blessé
quatre personnes. Cet acte terroriste a été mené par un des "combattants" de l'Etat islamique (EI), revendique mardi l'organisation terroriste via son agence Amaq.
"L'auteur de l'attaque à l'arme blanche en Allemagne est l'un des
combattants de l'Etat islamique et il a mené cette opération en réponse
aux appels à viser les pays de la coalition (dirigée par Washington) qui
combat l'EI" en Syrie et en Irak, a affirmé Amaq.
"Allah Akbar" L'auteur de cette attaque est un
Afghan de 17 ans, arrivé il y a deux ans en Allemagne en tant que mineur
non accompagné et demandeur d'asile depuis l'an dernier, a agi seul.
Une unité spéciale d'intervention de la police allemande (SEK) a fait
feu et tué l'assaillant lorsqu'il a tenté de s'en prendre à elle avec ses armes blanches.
Ce mardi, matin, un drapeau de l'EI avait été retrouvé dans la chambre du jeune demandeur d'asile afghan.
Selon le ministre bavarois de l'Intérieur, Joachim Herrmann, un témoin a
affirmé que le jeune agresseur a crié "Allah Akbar" (Dieu est grand)
avant de passer à l'acte. Les quatre personnes blessées dans cette
attaque sont originaires de Hong Kong, ont par aillleurs annoncé les
autorités locales. Selon South China Morning Post, il s'agit d'un couple
(62 et 58 ans), de leur fille (27 ans) et de son petit ami (31 ans).