Halloween Costume ideas 2015
Articles by "Nigeria"
50Cent Aboubakar Vincent Abubakar Shekau AdBlock Plus Adebayo Adele Afghanistan Afrique Afrique du Sud Agenda Ahmad Al Faqi Al Mahdi Al-Hoceima Algérie Ali Bongo Allemagne Amber Heard Amber Rose Amérique André Onana Angleterre Anne Gravoin Antalyaspor Antananarivo Apple Application mobile Arabie saoudite Argentine Armée Asie Athlétisme Attentat Austin Harrouff Australie AVC Bakary Gassama Balthazar Azaoui Doubla Baltic Sea Festival Baltimore Bangangté Bangladesh Bavure policière Beken Nzoh Belgique Bénin Benjamin Didier Banlock Beyonce Bill Gates Birmanie Black M Blaise Djounang Blaise Matuidi Blé Goudé Boko Haram Botswana Bouaké Boxe Brad Pitt Brenda Biya Brésil Brexit Burkina Faso Burundi Cabral Libii Calais Cambodge Cameroun CAN2017 CAN2023 Canada Caster Semenya CDM 2022 CDM2022 CDM2026 Cedeao Célestine Ketcha Courtès Céline Dion Charlie Hebdo Chili Chine Choléra Chris Brown Christopher Wooh Cinéma Ciryl Gane Coalition Arabe confidence Congo Copa America Coq Sportif Corée du Nord Corona Virus Cote d'ivoire Coup d’État coupe du Monde Coupé-Décalé Covid-19 Crimes Rituels Cristiano Ronaldo Cuba Culture Daesh David Beckham Divers Djamel Belmadi Donald Trump Douala Dubaï Economie Education Egypte Erythrée Eseka Esprits Criminels Etat Islamique États-Unis Éthiopie Etienne Eto'o Pineda Eunice Zunon Euro2016 Europe facebook FAF FairPlay faits divers Falloujah FBI FC Barcelone Fécafoot Festival Festival de Cannes Fethullah Gülen Fidel Castro FIFA Film Firefox 73 Football France Francis Ngannou François Hollande François Kouedem Frank Ping Gabon Gambie geek Général Defao George Clooney Ghana Gianni Infantino grippe aviaire Grossesse Guibai Gatama Guinée Guinée équatoriale Gwen Stefani Hari Krishna Exports He Chao Hillary Clinton Hissène Habré HongKong Hugo Broos Hugo Ekitike Ibrahim Boubacar Keïta Ibrahima Konaté Idriss Déby Inde Indonésie Inondations Integration Heroes Match Inter Milan Irak Islam Istanbul Italie Ivan Perisic Jackie Chan Jamel Debbouze Japon Jaycee Chan Jean Bruno Tagne Jean Claude Mbede Jean Lambert Nang Jean Paul Akono Jean Ping Jeanine Christelle Djomnang Jeux Olympiques Jeux Vidéo Jihadi John Joël Matip John Mahama Johnny Depp Jonas Junius José Mourinho Joseph Antoine Bell Joseph Kabila Julia Roberts Justice Kanye West Karim Wade Karl Toko Ekambi Kedjevara Kenda Online Kenya Khiwa Kigali Kim Dotcom Kim Kardashian Koffi Olomidé Koweit Kylian Mbappé Laurent Gbagbo Leicester Libreville Libye Lifestage lifestyle Ligue 1 Ligue des Champions Lionel Messi LionsIndomptables Littérature Liverpool Louisiane Macédoine Macky Sall Mada Sakafo Festival Madagascar Magic System Maître Gims Malawi Mali Malia Obama Manchester United Manuel Valls Marafa Hamidou Yaya Marco Kwiotek Marine Le Pen Maroc Marseille Martin Fayulu Masturbation Mayotte Megaupload Mel Gibson Melania Trump Mercato Mexique MHD Michael Jordan Michael Phelps Michel Platini Michelle Obama Miley Cyrus Minusca Miss Bumbum Mississippi Missy Elliott MMA Mohamed Ali Mouhcine Fikri Moussa Njoya Muhammadu Buhari Munich Music Musique Nabilla Nady Bamba Namibie Narcisse MOUELLE KOMBI Natation Nathalie Koah Nchout Ajara Nécrologie New York Nice Nicolas Sarkozy Niger Nigeria Omar Daqneesh Omran One All Sports Ontario ONU Orlando Ouganda Pakistan Papa Wemba Paracétamol Paris Patrick Ekeng Patrick Mboma Paul Biya Paul Kagamé Paul Pogba Pelé People Pétition Philippines phone Photothèque Pierluigi Collina Pierre Ménès Pierre Péan Pierre Semengue Planet of the apps Pokémon Go Politique Portugal Prise d'Otages PSG Python Qatar2022 Queen R. Kelly Racisme Rafael Nadal RCA RDCongo Real Madrid Recep Tayyip Erdogan Réfugiés Religion Rfi Rick Ross Riek Machar Rigobert Song Rihanna Rio Rio2016 Robert Gallo Robert Mugabe Rodrigo Duterte Roger Milla Roland-Garros Rosalind Ross Roumanie Russie Rwanda Saint-Etienne-du-Rouvray Samantha Power Samir Aït-Saïd Samir Nasri Samuel Eto'o Samuel Umtiti Sangaris Santé Sasha Obama Savji Dholakia Sécurité Séisme Sénégal Serge Aurier Série TV Shakira Shebab Sida Sierra-Léone Simone Gbagbo Skopje Sofia Richie Somalie Soudan du Sud Sports Stéphane Bahoken Stephen Keshi Suède Suisse SV Vonderort Syrie Taïwan Tanzanie Taylor Swift Tchad Technologie Telegram Tennis Tenor Terrorisme Thaïlande The Life of Pablo Thomas Gibson Treuchlingen Trône de Glélé Truth Social Tunisie Turquie Twitter UE UN Union Africaine US USA Usher Vidéothèque Vladimir Poutine WhatsApp Wurtzbourg Xavi Xénophobie Yaounde Yaya Jammeh Yémen Youtube Yoweri Museveni Zambie Zimbabwe Zlatan Ibrahimovic

Abubakar Shekau, le chef du groupe jihadiste nigérian Boko Haram, a été sérieusement blessé par un raid aérien, a annoncé l'armée nigériane mardi 23 août.



Le groupe djihadiste, affilié à Daech, a diffusé dimanche une nouvelle vidéo des adolescentes enlevées en 2014 dans le nord-est du pays. 



Sur les images, un homme armé et masqué d'un turban s'exprime devant une cinquantaine de jeunes filles en hijab, exigeant la libération de combattants en échange de celle des lycéennes. Il affirme également que certaines ont été tuées dans des raids aériens. «Ils devraient savoir que leurs enfants se trouvent encore entre nos mains», ajoute-t-il.
En mai dernier, le leader du groupe djihadiste Abubakar Shekau avait déjà proposé ce type d'échange. Sekau a depuis été destitué, et remplacé début août par un nouveau chef, Abou Mosab al-Barnaoui.

«Bring back our girls»

Les lycéennes avaient été enlevées dans leur établissement scolaire de Chibok le 14 avril 2014. Environ 200 djihadistes avaient attaqué la ville, avant de s'enfuir dans la forêt avec 276 adolescentes. Boko Haram avait revendiqué l'opération, son chef affirmant vouloir convertir et «marier» toutes les captives.
Ce rapt avait provoqué un mouvement mondial d'indignation, fédéré sous le slogan «Bring back our girls» («Ramenez nous nos filles»). La pression internationale avait contraint les autorités nigérianes à réagir. Quelques dizaines de lycéennes ont réussi à s'échapper, mais environ 200 seraient toujours aux mains des djihadistes.


 
Avec Le Dauphiné


 Photo: Capture d'écran de la vidéo de Boko Haram publiée le 7 août sur internet, où l'on voit le leader de l'organisation jihadiste Abubakar Shekau (au centre). © HO / BOKO HARAM AFP / AFP

Le chef du groupe islamiste Boko Haram apparaît dans une nouvelle vidéo diffusée dimanche 7 août sur YouTube. Dans cette vidéo, qui a été effacée depuis, Abubakar Shekau se présente comme le chef de la branche ouest-africaine de l'organisation Etat islamique.

La vidéo frappée du logo de Boko Haram GSPJ, (Groupe sunnite pour la prédication et le jihad) est découpée en deux discours prononcés par deux hommes différents.
Dans la première séquence, on voit un homme cagoulé et armé qui s'adresse à l'organisation Etat islamique et plus précisément à Abou Bakr al-Baghdadi, le dirigeant du groupe.

L'intervenant armé rappelle que 8 courriers ont été envoyés à al-Baghdadi pour l'alerter sur le cas d'Abu Musab al-Barnawi. La semaine dernière, al-Barnawi s'est présenté comme le chef de la branche ouest-africaine de l'organisation Etat islamique, le titre que revendique Abubakar Shekau, dirigeant de Boko Haram.

Menaces contre le Nigeria et l'Occident

Dans la seconde séquence, on voit Abubakar Shekau, debout, à visage découvert, entouré de deux hommes armés et cagoulés. Le dirigeant de Boko Haram profère des menaces à l'encontre du Nigeria, des Etats-Unis, de la France et de l'Allemagne, mais il précise que Boko Haram ne combattra pas ceux qu'il appelle « ses frères musulmans ».
Dans cette vidéo, Abubakar Shekau réaffirme qu'il n'est ni mort, ni blessé et s'autoproclame « imam du groupe Boko Haram au Nigeria et dans le monde entier ».

avec RFI


Le leader de Boko Haram Abubakar Shekau a affirmé jeudi dans un message audio être toujours présent, malgré l’annonce de son remplacement par l’organisation Etat islamique, auquel le groupe jihadiste nigérian a prêté allégeance.

 
En conséquence, les gens doivent savoir que nous sommes toujours présents, affirme le leader de Boko Haram dans un message audio de dix minutes.

Le message, dont la voix a été identifiée par un journaliste de l’AFP habitué aux déclarations du groupe, n’a pas encore été authentifié par les autorités, mais selon Yan St-Pierre, consultant contre-terrorisme pour Modern Security Consulting, la source de diffusion est très fiable.

Shekau réagissait directement à l’entretien d’Abou Mosab al Barnaoui dans Al Nabaa, hebdomadaire officiel de l’EI, où il était présenté mardi comme le nouveau Wali (chef) du califat de l’Afrique de l’Ouest. Abubakar Shekau, qui dirige le mouvement depuis 2009, affirme avoir été trompé par certains de ses combattants et l’EI, à qui il avait prêté allégeance en mars 2015, au point qu’il ne peut plus les suivre aveuglément.

Par ce message, nous voulons affirmer que nous n’accepterons plus aucun émissaire (de l’EI), sauf ceux vraiment engagés dans la cause d’Allah, dit-il d’abord d’une voix calme puis, au fil du message, plus animée.

Les spéculations sur la disparition de Shekau sont monnaie courante et l’armée nigériane l’a régulièrement déclaré mort. Sa dernière apparition remonte à mars lorsque, semblant affaibli dans une vidéo postée sur Youtube, il déclarait que Pour moi, la fin est venue.

Blessé à l’estomac au moment de cette vidéo, selon des sources proches de la mouvance jihadiste, Shekau n’avait ensuite donné aucun signe de vie, et on le disait soit mort, soit en incapacité de se diriger le groupe.  On voyait déjà d’un point de vue stratégique que le groupe était fortement divisé, analyse Yan St-Pierre. Maintenant la division est publique et le linge sale n’est plus lavé en famille.

Chercheur à l’Institut français du Proche-Orient et spécialiste des questions de jihad, Romain Caillet avait souligné mercredi à l’AFP qu’aucun élément dans cette interview (de Bardaoui à l’hebdomadaire de l’EI) ne laisse penser qu’Abubakar Shekau a été tué, ce qui indiquerait qu’il a probablement été limogé.

Abubakar Shekau a pris la tête de Boko Haram après l’exécution de son leader historique Mohammed Yusuf par les forces de l’ordre en 2009, qui avait marqué le début d’une vague de violences ayant fait quelque 20.000 morts et 2,6 millions de déplacés dans toute la région du lac Tchad.

AFP

Deux Chinois ont été enlevés par des hommes armés sur une route proche de la capitale nigériane Abuja, a indiqué dimanche la police nigériane.


Les deux hommes ont été attaqués samedi dans le village de Agada, sur la route d'Abuja, a expliqué le porte-parole de la police de l'Etat de Nasarawa, Ismail Noman.


"Les deux ressortissants chinois ont été enlevés vers 14H30 hier (samedi) alors qu'ils se rendaient à Abuja et emmenés vers une destination inconnue", a-t-il ajouté en précisant que des recherches avaient été lancées.


Les deux hommes, âgés de 45 et 50 ans, travaillaient pour une entreprise de construction opérant dans la région, selon les médias locaux.


Aucun commentaire n'était disponible dimanche auprès des autorités diplomatiques chinoises au Nigeria.

Les enlèvements de Nigérians aisés ou d'étrangers sont assez fréquents au Nigeria, notamment dans le sud pétrolier du pays.


L' Orient Le Jour



Onze soldats ont été tués samedi dans un affrontement avec des trafiquants d’armes et des bandits dans le centre du Nigéria, région où les conflits sur les droits de pâturage sont récurrents, a annoncé l’armée.


Le porte-parole de l’armée, le colonel Sani Usman a indiqué dans un communiqué que les militaires avaient été attaqués par les bandits au cours d’une opération dans les villages de Kopa, Dagma et Gagaw dans l’État de Niger, destinée à nettoyer la zone du trafic des armes illégales. 

Le Soir

Le président nigérian Muhammadu Buhari a inauguré ce 26 juillet le premier train à grande vitesse du pays. 


L’infrastructure, construite par la société publique chinoise CCECC (China civil engineering construction company), aura coûté la bagatelle de 850 millions de dollars et relie la capitale fédérale Abuja à Kaduna, un important pôle économique plus au nord, sur une distance de 187 km au rythme de 150 km/heure. Une grande vitesse dans la sous-région selon les experts.

« La mise en service du train Abuja-Kaduna offre une alternative viable pour le transport entre la capitale fédérale et l’Etat de Kaduna, un couloir au potentiel important pour les industries, les activités agricoles et la circulation des personnes », a déclaré le président nigérian. 
Il a en outre souligné que le pays projette réhabiliter 3 505 km de voie ferrée et construire de nouvelles lignes pour desservir ce vaste territoire de près de 924 000 km² et de plus de 180 millions d’habitants.

Les passagers devront par exemple débourser l’équivalent de 1,50 dollars pour un aller simple en deuxième classe.

financialafrik


En quatre mois, il s'agit de la première aide alimentaire qui parvient à atteindre les milliers de personnes déplacées par l'insurrection du groupe islamiste. 

Un premier convoi d'aide alimentaire des Nations unies a rejoint la ville nigériane de Banki où plusieurs milliers de personnes déplacées par l'insurrection du groupe islamiste Boko Haram souffrent d'une grave pénurie alimentaire, a indiqué l'ONU vendredi.

30 tonnes de denrées. Quelque 30 tonnes de denrées livrées par le Bureau de coordination des Affaires humanitaires de l'ONU (Ocha) sont arrivées à Banki vendredi depuis le Cameroun voisin pour être distribuées aux 25.000 habitants. "Le même jour, 700 kg de nourriture destinées aux enfants en état de malnutrition ont été acheminés par avion de Maiduguri", la capitale de l'Etat de Borno, dans le nord-est du pays, a expliqué l'Ocha dans un communiqué. Cette aide alimentaire est la première à atteindre les milliers de personnes déplacées par l'insurrection de Boko Haram depuis quatre mois.

Désastre humanitaire. D'après Médecins sans Frontières (MSF), l'extrême nord-est du Nigeria vit un "désastre humanitaire" et des milliers de déplacés souffrent de malnutrition "sévère et aigüe". Banki se trouve à environ 130 km au sud-est de Maiduguri. Cette petite agglomération reculée, près de la frontière camerounaise, était tombée aux mains des jihadistes jusqu'à sa libération par l'armée en septembre. Un camp de déplacés y a été ouvert, il y a quatre mois. Le mois dernier, un milicien qui combat Boko Haram aux côtés de l'armée avait expliqué qu'"entre 10 et 11 personnes y meurent de faim chaque jour".

Depuis 2009, l'insurrection de Boko Haram a fait au moins 20.000 morts et plus de 2,6 millions de déplacés. Maintenant que l'armée a repris le contrôle d'une grande partie du territoire, le gouvernement nigérian encourage les déplacés à rentrer chez eux.

Avec Europe1

16:00:00 , ,


Moubarak Abdullahi, un étudiant nigérian âgé de 25 ans, de l’Université de Kaduna au nord-ouest du Nigeria, a prétendument construit un hélicoptère à la maison qui selon lui peut voler jusqu’à sept pieds de hauteur.

Les personnes qui ont partagé l’information sur les réseaux sociaux affirment qu’il a utilisé la ferraille d’aluminium et des pièces d’une Honda Civic, d’une vieille Toyota et des restes d’un Boeing 747 écrasé pour le construire.

Très créatif en tout cas!






14:51:00 ,
Pour se défendre, une fille a coupé le pénis de son violeur avec ses dents.C’est la version qui a été rapportée à la police.

En attendant d’avoir la confirmation, l’homme qui ne pourra certainement plus faire usage de sa machine reçoit toujours des soins, tandis que la coupeuse de kiki est en garde à vue dans un poste de police de Lagos au Nigeria.

Messieurs vous aussi …. Toi tu violes, et puis tu demandes de te faire une pipe !?


HumourAfrik



Le milliardaire nigérian Aliko Dangote a vu sa fortune fondre de 3,7 milliards de dollars durant la seule journée du lundi 20 juin, en raison de la chute brutale du naira provoquée par l'abandon de la politique du taux de changes fixe de la monnaie nationale nigériane vis-à-vis du dollar américain.



L'homme le plus riche d'Afrique a ainsi perdu 25 places dans le classement mondial des milliardaires établi par Bloomberg, passant du 46è rang vendredi au 71è rang lundi.

La fortune de M. Dangote, qui est estimée actuellement à 12,7 milliards de dollars, provient à hauteur de 91% de sa participation dans Dangote Cement. Le naira a plongé lundi de près de 30% face au dollar, après la décision du gouvernement de laisser flotter la devise après des mois de taux fixe.

Le Nigeria subit de plein fouet la chute des prix du pétrole sur le marché international. Le PIB de ce pays, qui tire 70% de ses revenus et environ 90% de ses recettes en devises des exportations de l'or noir, s'est en effet contracté de 0,36% au premier trimestre 2016, ce qui représente la pire performance de l'économie nigériane depuis le milieu des années 1990.

Pour soutenir la monnaie nationale, les autorités nigérianes avaient décidé en mars 2015 de maintenir le taux de change officiel à 197-199 nairas pour un dollar, le président Muhammadu Buhari considérant jusque-là qu'une dévaluation «tuerait» le naira.

All Africa

Depuis plusieurs mois, des rumeurs persistantes font état de bisbilles qui existeraient au sein de l'état-major de Boko Haram pour des divergences de vues sur les modes d'action du groupe terroriste. 

De nombreux adeptes sous les ordres d'un certain Muhammad Daud auraient tourné le dos au leader de la secte, Abubakar Shekau, connu pour ses discours enflammés et son extrême brutalité.


S'agit-il d'une dissidence au sein d'un groupe qui est à la peine dans ses fiefs traditionnels du nord-est du Nigeria, comme il en a connu en 2012 avec le départ fracassant de certains de ses commandants comme Abubakar Adam Kambar (tué en 2012), Khalid Al-Barnawi (arrêté en 2016) et Abu Usmatul Al-Ansari (toujours actif) pour créer Ansaru, l'autre organisation islamiste djihadiste, qui a pour vocation de s'attaquer aux chrétiens et aux occidentaux ?

Ou est-ce un lâchage pur et simple du très volcanique Abubakar Shekau par une bonne partie de ses disciples qui préfèrent aller à Canossa en négociant leur reddition avec le gouvernement d'Abuja, suite aux nombreux revers que la secte a subis depuis qu'elle a commis l'erreur stratégique de frapper au-delà des frontières nigérianes, notamment au Cameroun, au Tchad et au Niger ?

En tout état de cause, ce serait peut-être le début de la fin d'une secte sanguinaire qui continue de massacrer indistinctement et sans discontinuer depuis sa sortie du bois en 2009, chrétiens, musulmans, animistes ou libre-penseurs, à la différence des autres organisations islamistes qui sont, elles, plutôt cohérentes, du moins dans le choix de leurs cibles.

Toutefois, on a tellement parié sur la fin imminente de Boko Haram et entendu des rumeurs sur la mort de son chef actuel, qu'on est enclin à la prudence et au « wait and see », à chaque fois que ses dissensions internes, réelles ou fantasmées, sont révélées, même quand la source est américaine, comme c'est le cas depuis le 21 juin dernier avec cette sortie du Général Thomas Waldhauser devant la commission sénatoriale des forces armées américaines.

Cet officier, qui est, soit dit en passant, à la tête des forces américaines en Afrique, a en effet déclaré qu'une scission s'est produite au sein de la nébuleuse islamiste, entre ceux qui seraient outrés par l'utilisation des enfants comme bombes humaines, et ceux, de moins en moins nombreux , qui n'y verraient aucune raison de s'en offusquer.

Le Général américain croit savoir que c'est l'Etat islamique (ou encore Daesh) dont Boko Haram est la filiale locale, qui a d'abord tiré la sonnette d'alarme, avant que certains responsables de la secte nigériane et pas des moindres, n'embouchent la même trompette.

Que Daesh s'indigne de la barbarie de Shekau qui recourt aux attentats suicides perpétrés par des enfants qui ignorent tout de la dangerosité des engins et du matériel qui leur sont remis, peut faire sourire le plus naïf des Irakiens ou des Syriens dont la vie est quotidiennement menacée par d'autres mômes, armés et bien entraînés.

Il ne faut pas se méprendre sur les risques d'aggravation de la situation sécuritaire dans la région.

Du reste, c'est une intox, pardon, c'est une info à prendre avec des pincettes, car les attaques et les attentats perpétrés par les adeptes de Boko Haram tous âges confondus, continuent d'être diffusés par des sites internet proches de Daesh, et sont toujours revendiqués par l'Etat islamique en Afrique de l'ouest, l'autre nom tropicalisé de Boko Haram.


Espérons toutefois que les Américains ne prennent pas leurs rêves pour la réalité, car tout ce qui contribue à isoler ou à affaiblir Shekau peut, a priori, être salutaire, même s'il ne faut pas se méprendre sur les risques d'aggravation de la situation sécuritaire dans la région, qu'une atomisation du groupe djihadiste pourrait entraîner.

Les rives du Lac Tchad deviendraient en effet une constellation de terroristes qui rivaliseront dans la commission d'actes cruels pour gagner en « légitimité », car, dans le cas d'espèce, plus on monte dans l'échelle de l'horreur, plus on est sous les feux des projecteurs, plus on accroît ses sources de financement et par ricochet, ses capacités de nuisance.

A l'idée donc de voir Boko Haram éclater en mille morceaux, on ne sait pas véritablement s'il faut en rire ou en pleurer, car, cet éclatement peut déboucher soit sur l'assouplissement des méthodes de lutte, s'il est l'œuvre du pragmatique et réaliste Muhammad Daud, soit sur la multiplication des pogroms, si l'un des groupes est dirigé par le sulfureux Bana Blachera, logisticien et nouveau chef des opérations de la secte depuis que son mentor Abubakar Shekau a entamé une descente aux enfers, au propre comme au figuré, avec la maladie « mystérieuse » qui l'éloigne de plus en plus des chaînes de télévision et de la victoire dont il a toujours rêvé sur ceux qu'il qualifie de croisés et d'apostats.

All Africa


Un groupe militant connu sous le nom de Bakassi Strike Force a appelé le gouvernement fédéral du Nigeria de récupérer la péninsule de Bakassi cédée au Cameroun ou il serait forcé de prendre les armes, rapporte le Daily Post Nigeria.



Le groupe dans un bateau-écran, brandissant toutes sortes d’armes vendredi a déploré la négligence des gens de Bakassi par le gouvernement fédéral du Nigeria et d’autres acteurs locaux et internationaux.

S’exprimant dans la vidéo, le leader du groupe, général Simple, également connu sous le nom Lion Humble dit que le peuple des États de Cross River et Akwa Ibom ont été mis à l’écart par le gouvernement fédéral du Nigeria dans le programme d’amnistie. Selon lui, “Le Bakassi Strike Force est un groupe autochtone composé de jeunes de Akwa Ibom et de Cross River, totalisant 642 fantassins".

«Vous conviendrez avec moi que Akwa Ibom et Cross River font partie de la région du Delta du Niger, mais nous avons été complètement mis à l’écart du régime d’amnistie et d’autres programmes d’autonomisation pour les jeunes de la région.

“Pourtant, il va vous intéresser de noter qu’il est dans Obubra, Cross River State que l’équipe de militants du Delta du Niger a été accueilli, lorsque les Etats tels que Bayelsa, Delta, Rivers, Edo et Ondo ont refusé d’accueillir le camp de rééducation pour les militants.

Le groupe a accusé le gouvernement fédéral de céder Bakassi au Cameroun, en soulignant que les indigènes et les habitants n’ont pas été consultés avant que la zone a été cédée. “Pour aggraver les choses, après avoir repris notre terre, les forces camerounaises ont commencé à harceler et maltraiter notre peuple. Ils nous ont même imposer des impôts lourds qui sont devenus tout à fait insupportable.

“Par conséquent, lorsqu’il est devenu évident après plusieurs pétitions que le gouvernement fédéral n’etait pas prêts à nous protéger et même les Nations Unies, nous avons invité nos frères Ijaw qui étaient déjà dans les bras du mal à résister aux agents camerounais, mais malheureusement, ils ont embrassé le programme d’amnistie du gouvernement fédéral quand il a été offert et nous ont abandonné.

«Comme les jeunes autochtones, on n’a pas d’autre choix que lieu de défendre et de nous défendre contre les opérations et l’injustice des forces camerounaises. Le gouvernement fédéral devrait récupérer Bakassi au Cameroun “, at-il ajouté.

Africa24  

20:58:00 , ,



Amodu Shuaibu, ancien sélectionneur de l’équipe nationale senior de football du Nigeria, est décédé après qu'il s'est plaint de douleurs à la poitrine, dans la nuit de vendredi à samedi, selon la Fédération nigériane de football (NFF). 


Il est mort moins de trois jours après le décès d'un autre ancien coach de la sélection nationale nigériane, Stephen Keshi.

Amodu Shuaibu était connu du grand public en 1989. Cette année-là, il avait remporté la Coupe du Nigeria en tant qu’entraîneur des BCC Lions. Il gagne la finale de la même compétition ensuite en 1992, 1993 et 1994.

En 1994, Amodu remporte le championnat d’élite du Nigeria, en plus de la Coupe nationale, avec les BCC Lions encore.

En 1991, il est vainqueur de la Coupe d'Afrique des vainqueurs de coupe, l’ancêtre de la Coupe de la confédération, avec le même club.

Amodu Shuaibu a été nommé sélectionneur du Nigeria quatre fois, un poste auquel il accède pour la première fois en 1994.

Cet entraîneur, le plus titré du football nigérian, directeur technique de la NFF, de mai 2013 à sa mort, est le seul sélectionneur à avoir conduit les Super Eagles à deux éditions de la Coupe du monde de football, en 2002 et 2010.
En février dernier, il avait refusé de prendre de prendre en main la sélection nationale en raison de problèmes de santé.

Amodu Shuaibu a aussi emmené le Nigeria en phase finale de la Coupe du monde de beach soccer, en 2006, au Brésil.

"C’est une nouvelle tragédie. Amodu meurt au moment où nous n’avons même pas fini de parler de la mort de Keshi…" a réagi Amaju Pinnick, le président de la NFF.
"On ne pouvait pas parler de l’histoire de l’équipe nationale du Nigeria sans parler de Amodu", affirme la NFF dans un communiqué.

BBC



Le Niger et le Tchad vont lancer, en coordination avec le Nigeria et le Cameroun, une contre-offensive "dans les plus brefs délais" pour prendre "en tenaille" le groupe islamiste nigérian Boko Haram, auteur d'une attaque meurtrière dans le sud-est du Niger, a annoncé aujourd'hui le ministre nigérien de la Défense. Un contingent de 2000 soldats tchadiens fait actuellement mouvement vers le Niger dans le cadre de cette offensive. 
 

"Nous préparons dans les plus brefs délais avec le Tchad une opération d'intervention au nord Nigeria, ça se prépare et ça s'accélère", a affirmé le ministre Hassoumi Massaoudou lors d'une conférence de presse à Niamey. Les soldats tchadiens "arriveront au Niger dans les plus brefs délais. Nous sommes vulnérables en restant statiques", a-t-il estimé.

L'opération, dont la date n'est pas encore divulguée, se fera "à partir" du sud-est du Niger, sous le commandant de la Force multinationale mixte dirigée par le général nigérian Lamidi Adeosun, a précisé le ministre. Le Niger et le Tchad "engageront immédiatement" leurs troupes. Le Nigeria lancera un mouvement à partir "du sud" de son territoire et "le Cameroun avancera de côté". L'objectif est "de prendre en tenaille" Boko Haram, a détaillé le ministre.

"Notre objectif, c'est que nos forces soient de l'autre côté de la frontière (...); l'intérêt stratégique c'est d'occuper le nord du Nigeria pour protéger nos frontières", a-t-il poursuivi. Le ministre a assuré que "l'autorisation d'occuper" le nord nigérian "est acquise depuis longtemps" à travers "des accords bilatéraux et multilatéraux". En mars 2015, les armées du Tchad et du Niger avaient déjà mené une offensive d'envergure sur le sol nigérian et étaient parvenus à chasser les combattants de Boko Haram de plusieurs de leur fiefs, dont Malam Fatori et Damasack près du Niger.


Après le départ des militaires, Boko Haram a ré-occupé ses deux anciens fiefs. "Ces localités ne sont pas encore occupées par nos troupes", mais elles sont "sous surveillance quotidienne", avait déclaré fin avril le général Adeosun. En outre, selon le ministre nigérien, des hélicoptères nigériens et des Sukhoï tchadiens bombardent depuis quelques jours les positions de Boko Haram.


Vendredi, Boko Haram a lancé une offensive massive sur la ville de Bosso (sud-est du Niger) qu'elle a déjà attaquée à plusieurs reprises. Quelque 50.000 personnes ont fui la zone dans un secteur qui accueillait déjà de nombreux camps de réfugiés et déplacés en raison du harcèlement de Boko Haram.

 


L'ancien défenseur international nigérian qui a joué à Anderlecht (1987-91), après avoir évolué à Lokeren (1986-87) et avant de rejoindre le RWDM (1993-94), Stephen Keshi est décédé d'une crise cardiaque à Benin City (Nigeria), a annoncé la fédération nigériane de football mercredi. Il était âgé de 54 ans.



"L'ancien capitaine et entraîneur, Stephen Keshi, est mort. Les informations annoncent que la légende est décédée dans les premières heures mercredi, RIP Grand chef", a posté sur twitter la fédération nigériane (NFF).

 

Keshi a remporté un titre de champion (1991) et deux Coupes de Belgique (1988-89) avec Anderlecht. Il est le 2e Africain à avoir remporté la CAN en tant que joueur (1994) et en tant qu'entraîneur (du Nigeria) (2013).

Il a conduit le Nigeria en phase finale du Mondial 2014 au Brésil où il a atteint les 1/8es de finale. Il a également été sélectionneur du Mali et du Togo.


Il portait le nom de Fahd Houssaoui, de nationalité nigériane. Le dimanche 29 mai dernier, Il a été décapité au sabre à Ryad, la capitale saoudienne, pour avoir été reconnu coupable de meurtre sur un policier saoudien.

En effet, l’AFP rapporte que cette autre exécution est la 95ème du genre en Arabie Saoudite. Selon le ministère saoudien de l’intérieur, le Nigérian est accusé d’avoir « étranglé et cogné plusieurs fois la tête d’un policier saoudien contre le sol » jusqu’à ce que mort s’en suive.




Par ailleurs, l’ONG Amnesty International, défendant les droits humains, a exprimé toute son inquiétude face à la hausse du nombre d’exécutions en Arabie saoudite. Pour Amnesty avec ce rythme, « l’Arabie saoudite aura mis à mort plus de cent personnes au cours des six premiers mois de cette année ».

Poursuivant, James Lynch, directeur adjoint de l’ONG pour le Moyen Orient et l’Afrique du Nord, a expliqué que « Les exécutions en Arabie saoudite augmentent de façon spectaculaire depuis deux ans et cette tendance épouvantable ne montre aucun signe de ralentissement ».

Selon l’Agence France Presse, le 2 janvier dernier, 47 personnes furent exécutées en une seule journée pour « terrorisme », dont le dignitaire et opposant chiite saoudien Nimr Al-Nimr. Sa mise à mort avait provoqué une crise avec l’Iran. Et toujours la même source, révèle qu’en 2015, 153 personnes ont été exécutées en Arabie saoudite, un niveau inégalé depuis vingt ans dans ce royaume ultra conservateur régi par une interprétation rigoriste de la loi islamique (charia).

Les autorités saoudiennes invoquent la dissuasion pour justifier la peine de mort, appliquée dans des affaires de terrorisme, de meurtre, de viol, de vol à main armée et de trafic de drogue.



The Daily Beast a enquêté sur l'utilisation du viol à grande échelle par Boko Haram. Glaçant.

Parmi les armes à feu, les bombes et les machettes retrouvées dans les repaires de Boko Haram par l'armée nigériane, les militaires découvrent aussi des réserves d'une toute autre utilité, selon The Daily Beast: des bibelots, des amulettes magiques mais surtout, d'importantes quantités de Viagra et de toutes sortes de comprimés similaires.

«Pour la plupart des organisations djihadistes les plus extrêmes –particulièrement celles qui, comme Boko Haram, se sont alliées à Daech–, la garantie d'avoir des relations sexuelles est un outil de recrutement important», affirme The Daily Beast.

D'autant plus qu'au Nigéria, l'organisation terroriste a fait du kidnapping de jeunes femmes –comme les filles de l'école de Chibok, enlevées en 2014– et des viols de celles-cisa marque de fabrique. Un rapport du Bureau des Nations-Unies pour la Coordination des Affaires humanitaires publié en avril 2016 estimait que le nombre de femmes et de jeunes filles violées par leurs ravisseurs se situait entre 2.000 et 7.000.

Pas de Corans ou de livres islamiques

D'après The Daily Beast, de telles pratiques ont plusieurs avantages du point de vue des djihadistes: elles suscitent la terreur en même temps qu'elles attirent de nouvelles recrues. Dans un communiqué de presse publié en septembre 2015, Sani Usman, un porte-parole de l'armée nigériane, affirmait:

«Quand les militaires s'emparent d'un camp djihadiste, ils ne trouvent jamais de Corans ou de livres islamiques. En revanche, ils trouvent des munitions, des talismans, des préservatifs et toutes sortes de médicaments, y compris des stimulants sexuels.»

Si les talismans servent à «séduire les filles qui n'ont pas peur de mourir», selon le chercheur nigérian Yusuf Mohammed, les djihadistes utilisent les préservatifs quand ils«suspectent qu'une femme est atteinte d'une maladie sexuellement transmissible». Le chercheur poursuit:

«Ils violent tellement de filles par jour qu'ils sont obligés d'utiliser des médicaments pour faire durer le viol le plus longtemps possible.»

De sombres paris

D'après une victime des violences sexuelles de l'organisation terroriste interrogée par The Daily Beast, certains d'entre eux tenaient même des paris. «Celui qui durait le plus longtemps remportait la mise du pari», se souvient-elle.
Dans un article du Daily Mail publié en mai 2015, Asabe Aliyu –rescapée de Boko Haram–, témoigne:  
«Ils m'ont transformée en machine. Ils faisaient la queue pour coucher avec moi. Maintenant, je suis enceinte sans pouvoir identifier le père.»

 Pour Yusuf Mohammed, le but est clair: il faut qu'ils soient capables de rendre enceintes le maximum de femmes pour que leurs enfants continuent le djihad.

 Cameroon Voice

La propagande de Daech cible maintenant l'Afrique. Dans sa dernière vidéo, diffusée en Lybie elle met en scène 5 terroristes africains : malien, ghanéen, nigérian, sénégalais et un kamikaze dont la nationalité est inconnue.

En exclusivité pour Sputnik, Romain Caillet, spécialiste français reconnu du djihadisme, livre une analyse détaillée des outils de propagande spécifiques à Daech.

Une nouvelle vidéo diffusée par Daech est destinée au public noir africain. On voit 5 hommes s'exprimer. Pouvez-vous nous donner votre analyse de cette vidéo de propagande et nous dire en quoi consiste la nouveauté par rapport aux précédentes?

L'Etat Islamique est en logique de concurrence avec Al-Qaïda et un des objectifs, c'est effectivement, plutôt une nécessité, dans les année qui viennent il y a des grosses réserves démographiques en Afrique Noire, c'est d'être présent en Afrique Noire, et, si possible, arriver dans des pays ou Al-Qaïda n'est pas encore présente. Et dans ce carde là un des endroits qui attirent le plus les djihadistes africains c'est la Libye. D'abord on le sait parce qu'il y a des interviews qui ont été menées qu'un certain nombre de volontaires africains qui sont déjà présents en Libye, quand ils arrivaient en Libye avec l'attention de partir en Syrie à l'époque déjà, les djihadistes de l'Etat Islamique leur disaient « non, les ordres c'est de rester ici ». Et de plus en plus les noirs africains sont mis en valeur dans des vidéos de l'Etat Islamique. C'est très simple pour les africains de rentrer sur le territoire libyen, ils passent par les filières d'immigrés clandestins, il n'y a rien de plus naturel pour un sénégalais, pour un kenyan, pour un nigérian de se rendre en Libye: quand ils passent les frontières tout le monde pense que ce sont des immigrés clandestins. Ensuite il y a énormément d'africains qui végètent en Libye, qui sont discriminés et qui peuvent être effectivement recrutés par l'Etat Islamique.
Depuis 2014 on a vu déjà beaucoup de vidéos signés Daech, à quel point peut-on estimer que la propagande du groupe terroriste est efficace?
 
Il y autre chose. Ça fait longtemps qu'une rumeur courait que les djihadistes africains allaient réaliser une vidéo. Pourquoi ils la diffusent maintenant? Parce que l'Etat Islamique est sous pression et a perdu beaucoup de territoire en Libye ce dernier temps. Ils ont perdu un check point important à proximité de Syrte à l'ouest et du côté de l'est ils ont perdu Ben Jawad et Nofilia. Donc c'est le moment de diffuser la vidéo pour faire un contre-feu par la propagande pour montrer que les djihadiste qui vivent à Syrte, ils vivent dans de bonnes conditions de façon que ça soit attrayant et que les djihadistes aient l'intention de se rendre sur place. Dans la vidéo on voit qu'ils conduisent leurs 4X4, font les courses dans des supermarchés, ils ont tout ce qu'il faut et en même temps ils mènent le djihad.

À plusieurs reprises dans vos publications, vous insistez sur un des outils de propagande de Daech: le djihad, qui se marie bien avec une vie normale, avoir une famille, etc…

Oui absolument! Pour les attirer ils montrent qu'ils vivent dans de beaux logements. Ce qui est facile à avoir à Syrte parce qu'il y a beaucoup de civils qui ont quitté la ville, en particulier les gens aisés, et leurs appartements ont été saisi par l'EI qui installent les combattants étrangers dedans. C'est un peu comme les djihadistes français, qui, après l'été 2013, montraient des vidéos prises dans des villas avec des piscines etc. pour inciter d'autres djihadistes de les rejoindre.
  En comparant les vidéos qui sont sorties depuis 2014, peut constater une « évolution » dans les outils de propagande de Daech?
 
Oui, ça va très vite. Maintenant les vidéos se font de plus en plus au nom d'une section locale de l'EI, en l'occurrence la section tripolitaine. Et chaque vidéo répond aux critères d'un public en particulier, et là le publique c'était les africains: pour les africains anglophones ils s'expriment en anglais, mais les africains francophones, et je pense que c'était un choix, s'exprimaient en bambara pour le maliens et en wolof pour les sénégalais.
 Chaque fois, Daech utilise la langue du pays auquel la vidéo est destinée, avec même des chansons écrites exprès pour la vidéo. D'après vous, comment Daech choisit ses « poètes », ces personnes qui s'occupent de la partie « artistique » du djihad?
 
C'est un sujet assez vaste parce que, même dans cette vidéo il y a un chant en français. C'est intéressant parce que ce que j'ai pu sonder dans les milieux djihadistes français ça passe pas du tout. Peut-être parce que ça débute, mais les djihadistes qui sont un peu hostiles ou hésitants, ils critiquent, voire ils se moquent et ils considèrent que ce n'est pas une vrai réussite. Je ne sais pas si la perception est la même dans les autres langues, mais clairement les chants djihadistes en arabe ce sont les chats préférés des djihadistes des toutes les nationalités. Les chants djihadistes en allemand passent un peu mieux, peut-être parce que les gens qui les chantent se débrouillent mieux, mais pour l'instant les chats djihadistes en français n'ont pas beaucoup de succès. Je ne peux pas vous dire si cette stratégie porte ses fruits mais pour l'instant il y a cette volonté de faire des chants djihadistes dans toutes les langues possibles et imaginables.

Au niveau des images, c'est assez impressionnant aussi, à chaque fois la production des vidéos est quasi hollywoodienne, avec des scénarios écrits, etc. En comparant avec les vidéos d'Al-Qaïda d'il y a 10 ans c'est un vraiment un autre niveau…
 
Clairement c'est une des raisons pour lesquelles l'EI a complètement ringardisé Al-Qaïda, c'est qu'ils ont fait des vidéos qui ont été nettement supérieurs, avec des vidéos qui nous glacent d'effroi mais avec un scénario structuré, c'était des fois des court-métrages avec une histoire qui a été réfléchie et effectivement Al-Qaïda s'est adaptée, mais dès le départ c'est l'EI qui a « placé la barre très haut ».

La possibilité de regarder en libre accès sur internet ces vidéos farcies de scènes de violences et d'appels à joindre le groupe terroriste… N'est-ce pas un danger et un coup de pouce même, pour que cette propagande marche?

Il y a à peu près deux ans c'était extrêmement simple de voir des vidéos djihadistes et il y avait effectivement un danger de recrutement très large aujourd'hui honnêtement une vidéo djihadiste, en tout cas une vidéo qui a été médiatisée, c'est rare qu'elle reste sur YouTube plus de deux heures. Donc il y a une censure qui est assez rapide, que la vidéo contienne de la violence ou pas. A tel point, qu'il y a eu un moment où les gens qui travaillent sur ces questions, les spécialistes du djihadisme comme moi, ont eu une difficulté à s'adapter. Maintenant il y a des sites des spécialistes universitaires qui archivent ces vidéos donc on peut les consulter, ça nous pose plus aucun problème en terme de recherche. Mais en tout cas pour trouver ces vidéos maintenant il faut vraiment les chercher.

Sputnik 




A lire aussi

[random][hot]

MKRdezign

{facebook#https://www.facebook.com/Nzeng-Le-Mag-100724183679712} {twitter#http://twitter.com} {google-plus#http://google-plus.com} {pinterest#http://pinterest.com} {youtube#http://youtube.com} {instagram#http://instagram.com}

Formulaire de contact

Nom

E-mail *

Message *

Fourni par Blogger.
Javascript DisablePlease Enable Javascript To See All Widget