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11:39:00 , ,

Au lendemain de l’attentat-suicide commis par un jeune kamikaze de 15 ans à Gaziantep en Turquie (50 morts et une centaine de blessés), un nouveau carnage a été évité de justesse dans la ville de Kirkouk, au nord de l’Irak.



Un enfant âgé entre 12 et 15 ans, muni d’une ceinture d’explosifs a été arrêté juste à temps par les forces de l’ordre, dans la nuit du dimanche 21 août, rapporte la chaîne Al Arabiya. Alors qu’il se dirigeait vers une mosquée où il projetait de se faire exploser, il a été aperçu par les Peshmergas, qui l’ont mobilisé avant de lui retirer sa ceinture.



 
TSA 

13:36:00 , ,

Un Suisse de 27 ans a mis le feu à un wagon et poignardé des passagers samedi dans un train. Il a succombé à ses blessures, de même qu'une femme, tandis que cinq autres personnes ont été blessées. Cette attaque ne présente "pas d'indice" d'acte terroriste, selon la police.

C'est une attaque dont les motifs sont pour le moment inconnus. Un homme a mis le feu à un wagon et poignardé des passagers samedi dans un train circulant au nord-est de la Suisse. Une agression qui a causé la mort de deux personnes, l'assaillant et une femme, tandis
que cinq autres ont été blessées, dont un enfant de six ans.

L'agresseur était armé "d'au moins un couteau"

L'attaque a eu lieu samedi vers 14h20 heure locale près de la gare de Salez, dans le canton de Saint-Gall. Le train, circulant le long de la frontière avec le Liechtenstein, reliait Buchs à Sennwald. Des dizaines de passagers se trouvaient à bord au moment de l'attaque.
"Selon les informations dont nous disposons pour l'instant, l'homme, un Suisse de 27 ans, a versé du liquide inflammable (...) qui a pris feu", a indiqué la police dans un communiqué, ajoutant que l'agresseur, "également armé d'au moins un couteau", a poignardé des passagers.
Policiers, pompiers, ambulances et hélicoptères sont arrivés en masse sur les lieux de l'attaque. La gare de Salez a été fermée et des navettes de remplacement mises en place, selon la police.

Un mort et cinq blessés

Les six victimes ont été hospitalisées pour des brûlures ou des plaies provoquées par les coups de couteau. Selon la police, il s'agit d'un enfant de 6 ans, de deux hommes âgés de 17 et 50 ans et de trois femmes de 17, 34 et 43 ans. L'une d'entre elle, très sérieusement blessée, a succombé à ses blessures ce dimanche. Elle avait reçu beaucoup de liquide inflammable sur ses vêtements.
L'un des blessés n'était pas un passager mais un homme qui se trouvait sur le quai à la gare de Salez. Il s'est précipité à l'intérieur de train, lors de son entrée en gare, pour en sortir l'agresseur dont les vêtements étaient en feu, a raconté la police. "Son intervention a sans doute permis d'empêcher le pire", a expliqué un porte-parole de la police au quotidien Blick, laissant entendre que d'autres personnes auraient pu être blessées.

Crime passionnel?

Très peu d'informations ont pour le moment filtré sur l'assaillant. Il s'agit d'un Suisse de 27 ans qui n'a pas de casier judiciaire. Les autorités ont déclaré qu'il réside "dans un canton voisin" de celui de Saint-Gall, ce qui, avec les deux Appenzell, ouvre sept possibilités, note Le Temps.Ce dimanche matin, les enquêteurs ont perquisitionné le domicile de l'agresseur. La police, qui a récupéré des images vidéo de l'attaque, affirme que celles-ci permettent de confirmer que le jeune homme a agi seul. On le voit, armé d'un couteau, verser le liquide et y mettre feu, selon la police.

Le mobile du jeune homme n'est pas encore clair. L'assaillant, d'abord grièvement blessé et opéré samedi soir, a finalement succombé à ses blessures ce dimanche, selon la police. Il n'a pas pu être interrogé par les forces de l'ordre, a affirmé l'agence ATS.
 
Samedi, la police n'excluait pas qu'il puisse s'agir d'un crime passionnel. "Nous ne pouvons ni exclure ni affirmer qu'il s'agissait d'un acte terroriste", avait déclaré le porte-parole de la police régionale au quotidien local St.Galler Tagblatt.
"Nous ne savons pas pour l'instant où et pourquoi l'homme est monté dans le train, et s'il connaissait quelqu'un parmi les passagers", avait quant à lui déclaré un porte-parole de la police cantonale de Saint-Gall cité par la Tribune de Genève.

Dimanche, la piste d'une acte terroriste s'éloignait encore plus. "A l'heure actuelle, il n'y a aucun indice montrant que cet acte est terroriste ou motivé politiquement", a affirmé la police régionale de Saint-Gall dans un communiqué. "Le terrorisme n'est pas notre piste privilégiée", a insisté le porte-parole de police, affirmant que "d'autres mobiles" sont plus probables, sans souhaiter en dire davantage. Les procureurs de Saint-Gall ont ouvert une enquête criminelle concernant ces faits pour "lésions corporelles graves et incendie volontaire".

Avec L'express


Alexander Bassey, 17 ans, est descendu d'un train à Londres pour asperger un groupe de cinq amis à l'acide. Ils souffrent tous de graves blessures. L'ado, quant à lui, a écopé d'une peine de prison de huit ans pour son acte barbare.


 Comme le rapporte le Daily Mail, Alexander Bassey est originaire de Dagenham (banlieue de Londres). Selon les premières informations recueillies par le tabloïd britannique, l'adolescent de 17 ans était accompagné par vingt amis. Ces derniers l'ont mis au défi de commettre un "crime". Il est donc passé à l'acte.

Le groupe d'adolescents, cinq amis âgés entre 16 et 18 ans, était assis tranquillement sur un banc de la station Ockenden. Alexander Bassey s'est approché d'eux pour leur lancer de l'acide au visage.

L'ado félicité par ses amis
Quelques minutes après, les proches d'Alexander Bassey l'ont félicité pour cet acte barbare. L'ado riait, fier de ce qu'il venait d'accomplir. Il a reconnu les faits devant la Basildon Crown Court. Il a écopé d'une peine de prison de 8 ans, ajoute la BBC.




Lee Elliot (17) est l'ado les plus touché par cette attaque à l'acide. Il pourrait perdre la vue à vie. Tyrone Terry (17) souffre de plusieurs brûlures à la bouche et à la langue. Billy Milne et Conor Leeman (16 et 17) sont touchés au visage. Kane Richards (18) n'est blessé qu'à la main.






7sur7


Sur la messagerie Telegram, la jeune fille a exprimé son intention de passer à l'acte en France. Elle a été interpellée jeudi dans le cadre d'une opération antiterroriste à Melun  

Photo: La jeune fille a rédigé des messages, sur Telegram, dans lesquels elle se dit prête à commettre un attentat © Maxppp / Le Parisien/Arnaud JOURNOI


L'intention de commettre un attentat était là, semble-t-il. Une jeune fille de 16 ans interpellée jeudi à Melun a été présentée ce lundi à la justice en vue d'une mise en examen. C'est une première en France semble-t-il, pour une femme.

Autant des femmes ont déjà été arrêtées sur la route du djihad, autant on est ici face à un profil plus singulier. Jusqu'ici, l'adolescente était inconnue de la justice. C'est son compte sur la messagerie chiffrée Telegram, très prisée des djihadistes, qui a attiré l'attention des enquêteurs.

Sur Telegram, la jeune fille administrait un groupe, et relayait de nombreux messages de propagande de l'organisation Etat Islamique. Elle a aussi rédigé elle-même d'autres messages dans lesquels elle se dit prête à commettre un attentat. Même si elle n'avait, semble-t-il, pas de projet précis tout indique une adhésion totale à l'idéologie djihadiste.

Les policiers du Raid ont donc perquisitionné le domicile familial jeudi, à Melun, en Seine et Marne. Ils n’ont pas trouvé d'armes ou d'explosif. Seulement de nouvelles vidéos de propagande sur l'ordinateur.
Le parquet de Paris va demander son placement en détention provisoire.

Pour mémoire, c'est via la messagerie Telegram que les deux assassins du Père Hamel, à Saint Etienne du Rouvray se sont connus.

Avec France Inter


Deux policières belges ont été agressées à la machette par un individu criant "Allahu Akbar", samedi 6 août. L'identité de l'homme n'est pas encore connue et le geste n'a pas été revendiqué. Le Premier ministre belge évoque "une attaque à connotation terroriste" mais reste prudent.


Les deux policières sont hors de danger. Samedi 6 août, elles ont été attaquées par un individu armé d'une machette devant l'hôtel de police de Charleroi, commune belge située à une soixantaine de kilomètres de Bruxelles. Le Premier ministre belge, Charles Michel, a évoqué "une attaque avec une connotation terroriste". Il souhaite cependant se montrer prudent :
"Les premières indications semblent aller dans ce sens-là, mais je veux être suffisamment prudent dès lors que nous sommes en train, pour le moment, de collecter l'ensemble des indications et des informations."
L'agresseur, qui a été abattu, est arrivé dans l'après-midi devant l'hôtel de police et a sorti une machette d'un sac de sport. Il a porté des coups "très violents au visage de deux policières en faction (...) en criant 'Allahu Akbar'", selon le porte-parole de la police de Charleroi. C'est une troisième policière qui est intervenue et a tiré sur l'assaillant, mort de ses blessures plus tard à l'hôpital. On ne sait encore rien de l'identité de l'individu, le parquet belge continuant à rassembler des éléments.

Le niveau d'alerte terroriste en Belgique est au niveau 3 sur 4 et l'agression "ne modifie - pour l'instant - pas le niveau actuel de menace", a indiqué le ministre belge de l'Intérieur. Le pays a été touché sur son sol le 22 mars dernier avec des explosions à l'aéroport de Bruxelles et dans le métro qui ont fait 32 morts et 340 blessés. La Belgique est également considérée comme terre de réseaux djihadistes belges. Des dizaines de perquisitions antiterroristes ont été effectuées depuis les attentats du 13 novembre à Paris. Des interpellations ont également eu lieu ces dernières semaines, comme le 30 juillet, la police soupçonnant des projets d'attentats. 

Mariane Magazine




Au moins huit personnes ont été tuées dans l'explosion de deux bombes ce mardi matin près de l'aéroport international Aden Adde de Mogadiscio, la capitale somalienne. 

Une première explosion a eu lieu à un poste de contrôle menant à l'aéroport et la seconde près du quartier général des Nations unies.

Al Jazeera assure que les islamistes shebab ont revendiqué l'attaque. D'après des témoins, cette double explosion a été suivie de tirs d'armes à feu, ont-ils indiqué sur les réseaux sociaux.


Les islamistes shebab multiplient les attaques


Depuis le début de l'année, les islamistes shebab ont multiplié les attaques d'ampleur en Somalie, après des attaques sanglantes perpétrées sur le sol kényan en 2013 et 2015, contre un centre commercial de Nairobi faisant 67 morts et l'université de Garissa tuant 148 morts personnes.

En janvier, les shebab ont attaqué un camp du contingent kényan de l'Amisom, dans le sud somalien, et revendiqué la mort de plus de 100 soldats kényans. Fin février, ils ont tué au moins 14 personnes en faisant exploser deux véhicules piégés devant un hôtel et un jardin public de Mogadiscio. 

Début mars, les Etats-Unis ont mené une opération militaire de grande envergure contre les islamistes en Somalie. Quelque 150 shebab ont ainsi été tués dans des frappes aériennes. 

avec BFM



Le groupe Etat islamique “revendique” l’attentat ce matin dans l‘église de Saint-Etienne-du-Rouvray, près de Rouen. 

Quelques minutes après l’annonce du président Hollande selon qui il s’agissait de “terroristes de Daesh”, le groupe terroriste a récupéré l’attaque en affirmant que les deux attaquants faisaient partie de ses “soldats”.

Une attaque brutale et soudaine

Les deux hommes, armés de couteaux, sont arrivés dans l‘église de Saint-Etienne-du-Rouvray (Seine-Maritime), une commune populaire de 29.000 habitants située dans l’agglomération de Rouen, à l’heure de la messe matinale, vers 09h30. Ils ont pris en otages cinq personnes qui se trouvaient à l’intérieur, ont tué un prêtre et grièvement blessé une autre personne qui se trouve toujours entre la vie et la mort.
A leur sortie de l‘église, les deux preneurs d’otages se sont retrouvés face à face avec des hommes de la Brigade de recherche et d’intervention (BRI) de Rouen et ont été tués par les policiers.
La police a par la suite affirmé que les deux hommes étaient munis d’armes blanches, d’“un vieux pistolet inopérant” et d’un “dispositif factice” d’explosifs.

Le prêtre à la retraite donnait un “coup de main”

Le père Jacques Hamel, prêtre auxiliaire de la paroisse de 85 ans, a été égorgé. Selon le site internet du diocèse de Rouen, il était né en 1930 à Darnétal, une commune de Seine-Maritime. Ordonné prêtre en 1958, il avait fêté son jubilé d’or en 2008. Le curé de la paroisse, Auguste Moanda-Phuati, a présenté sur RTL le père Hamel comme un prêtre à la retraite donnant encore “des coups de main“. Il “était très bien connu parce que ça fait plusieurs années qu’il est là“, a-t-il ajouté. “C’est plutôt quelqu’un d’apprécié par les bénévoles, de discret, soucieux, proche de la population, sans aucune volonté d’affichage de sa foi ou de prosélytisme“, a décrit à l’AFP Christophe Leroy, délégué départemental du Secours catholique – Caritas France.
François Hollande et Bernard Cazeneuve se sont rendus sur place. 

Un terroriste pourtant connu des services

Selon une source proche de l’enquête, un homme a été placé en garde à vue dans l’après-midi.
Selon les premiers éléments de l’enquête, un des deux hommes était connu des services antiterroristes. Il avait par deux fois, en 2015, tenté de rejoindre la Syrie, une première fois via l’Allemagne, alors qu’il était mineur, mais il avait été interpellé. Il était majeur lors de sa seconde tentative de départ, via la Suisse, puis la Turquie où il avait été arrêté. Il avait ensuite été renvoyé en Suisse puis remis à la France. Le jeune homme avait alors été mis en examen et écroué pour association de malfaiteurs en lien avec une entreprise terroriste, placé en détention provisoire, avant d‘être libéré et placé sous bracelet électronique.
La section antiterroriste du parquet de Paris s’est saisie de l’enquête, confiée à la Sous-direction antiterroriste (SDAT) et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).
Plusieurs djihadistes dans le viseur de la justice sont par ailleurs originaires de Normandie, notamment Maxime Hauchard, un converti à l’islam identifié fin 2014 comme l’un des bourreaux de l’EI, qui a grandi dans une commune près de Rouen.

Les églises en ligne de mire ?

Le Vatican a réagi à l’attaque en se disant “particulièrement frappé parce que cette violence horrible est intervenue dans une église, un lieu sacré où s’annonce l’amour de Dieu”.
Les lieux de culte, parmi lesquels les 45.000 églises catholiques en France, figurent parmi les cibles de l’organisation Etat islamique. 

La menace d’une attaque contre un lieu de culte chrétien est redoutée depuis plusieurs mois en France, notamment depuis l‘échec d’un projet d’attentat en avril 2015 contre une église catholique de Villejuif (Val-de-Marne). Un étudiant algérien de 24 ans, Sid Ahmed Ghlam, est soupçonné d’avoir voulu prendre pour cible cette église, et peut-être d’autres lieux de culte catholiques en région parisienne, et d’avoir tué sur son passage une professeure de fitness, Aurélie Châtelain. L’homme avait été arrêté avant qu’il puisse mettre son projet à exécution.

Cette prise d’otages intervient douze jours après l’attaque au camion menée le soir du 14 juillet sur la Promenade des Anglais à Nice. Cette attaque, qui a fait 84 morts et plus de 300 blessés, a été revendiquée par l’organisation djihadiste, également à l’origine des attentats du 13 novembre à Paris et Saint-Denis (130 morts).

Euronews



L'homme qui a semé la terreur vendredi dans un centre commercial de Munich est un Germano-Iranien de 18 ans.

L’homme qui a ouvert le feu devant un McDonald’s puis dans le centre commercial voisin Olympia Einkaufszentrum à Munich le vendredi 22 juillet, tuant 9 personnes et en blessant 16, est un Germano-Iranien de 18 ans. Son nom n'a pas été diffusé. 

Il s'est donné la mort en se tirant une balle dans la tête.

D’après la police, il avait la double nationalité allemande et iranienne et vivait à Munich depuis longtemps. Il aurait grandi dans la ville allemande, dans le quartier central et bourgeois de Maxvorstadt et n'était pas connu des services de police, selon Hubertus Andrä, le chef de la police locale.

"Un type tranquille"

 Il vivait avec ses parents. Une perquisition est en cours dans l'appartement de son père ce matin, alors que ce dernier est entendu par les enquêteurs.

Dans les médias allemands, les voisins décrivent un individu plutôt calme, qui distribuait des journaux pour gagner sa vie. L'un d'eux confie dans "Bild" : "Il habitait près de chez moi. Il m’est arrivé de le croiser mais je ne le connaissais pas. Un ami à moi était un camarade de classe et dit qu'il était était un type tranquille. Il l’a reconnu sur les images vidéo".

"Tous vous flinguer"

 Le jeune homme a agi seul, a indiqué Hubertus Andrä. La motivation de son geste demeure incertaine. Andrä a indiqué que l'auteur avait crié quelque chose en passant à l'acte, sans pouvoir dire quoi à ce stade.
Ses origines iraniennes chiites, et non sunnites, éloignent aux yeux des enquêteurs la piste d'une attaque djihadiste, et aucun lien n'a été établi pour l'heure entre le tireur et l'organisation Etat islamique. 

Par ailleurs, un passant situé sur le toit d'un parking a filmé avec son téléphone vendredi un homme armé qui se trouvait lui aussi sur le toit d'un immeuble à côté et qui, selon Andrä, correspond bien à l'auteur de la tuerie. Le quotidien allemand "Frankfurter Allgemeine Zeitung" retranscrit une partie de l'échange entre deux hommes, tel qu'on peut l'entendre dans la vidéo.
Il apparaît qu'un homme a tenté de décourager le tireur et le traite de "basané de merde !". Ce dernier répond :  "Je suis Allemand, je suis né ici. J'étais en traitement." Et :
"A cause de vous j'ai été harcelé pendant sept ans. Et maintenant j'ai dû m'acheter une arme, pour tous vous flinguer." 


L'OBS  



Un homme germano-iranien âgé de 18 ans, qui a apparemment agi seul, a ouvert le feu vendredi soir dans un centre commercial de Munich, tuant au moins neuf personnes lors de la troisième attaque violente survenue en Europe de l'Ouest en huit jours.

Armé d'un pistolet, l'homme a été trouvé mort après s'être apparemment suicidé d'une balle dans la tête. Il a été identifié comme détenteur de la double nationalité allemande et iranienne, a annoncé dimanche le chef de la police de la ville, Hubertus Andrae. Le suspect était inconnu des services de police.
La police avait dans un premier temps dit rechercher trois suspects en fuite, sur la base de témoignages. 

Mais les autorités ont déclaré privilégier la piste d'un tireur solitaire, qui a ouvert le feu sur un établissement de restauration rapide avant de se diriger vers le centre commercial Olympia, dans le nord de Munich.

La chancelière allemande Angela Merkel, son directeur de cabinet, Peter Altmaier, et le ministre de l'Intérieur Thomas de Maizière ainsi que des responsables du renseignement se réuniront samedi pour faire le bilan.

Seize personnes, dont plusieurs enfants, ont été blessées dans l'attaque, trois d'entre elles sont dans un état critique, a poursuivi Andrae.

Le mobile de la fusillade restait inconnu, à l'heure où Munich revenait peu à peu après la normale après une suspension des transports en commun et une fermeture de certains axes routiers.
Une perquisition a été menée tôt dimanche dans le quartier de Maxvorstadt, dans le centre de Munich, par des policiers équipés de matériel de vision nocturne et de chiens. Un porte-parole de la police n'a pas souhaité préciser si la descente visait le domicile du suspect.

MOBILE INCERTAIN

 Le chef de la police de Munich a estimé qu'il était trop tôt pour dire sur la fusillade apparemment menée par un homme seul était un acte terroriste. 

Le chef de la diplomatie allemande, Frank-Walter Steinmeier, a déclaré que le mobile n'était pas clair. "Les motifs de cet acte abominable n'ont pas encore été complètement clarifiés, nous disposons encore d'indices contradictoires", a dit le ministre des Affaires étrangères.

Des responsables américains ont dit, requérant l'anonymat, que les premiers rapports des autorités allemandes ne faisaient état d'aucun lien apparent entre le suspect et le groupe Etat islamique (EI), ou d'autres organisations djihadistes.

Aucune revendication n'a été faite pour le moment, mais sur les réseaux sociaux, des partisans de l'organisation djihadiste Etat islamique se sont félicités de l'attaque.

L'Elysée a qualifié dans la nuit l'attaque de "terroriste" et François Hollande s'entretiendra samedi matin avec Angela Merkel, à laquelle il a envoyé un "message personnel" dès le début des événements, précise l'Elysée. 

"L'attaque terroriste qui a frappé Munich, faisant de nombreuses victimes, est un nouvel acte ignoble qui vise à saisir d'effroi l'Allemagne après d'autres pays européens", déclare l'Elysée.

Il s'agit de la troisième attaque majeure en Europe de l'Ouest en huit jours, après l'attentat de Nice qui a fait 84 morts le soir du 14 juillet et de l'attaque à la hache et au couteau menée à bord d'un train de Bavière par un Afghan de 17 ans, qui a blessé quatre voyageurs lundi soir. Le groupe djihadiste Etat islamique (EI) a revendiqué ces deux attaques.
Vendredi, des centaines de personnes étaient dans les rues de Munich, réunies dans le cadre d'une fête de la bière. 

Elena Hakes, habillée d'une robe traditionnelle, était sur l'Odeonsplatz avec un ami. "Nous avons entendu ce qui était arrivé et nous avons décidé de partir, ça ne paraissait plus approprié de continuer à faire la fête", a-t-elle dit.

La journée de vendredi correspondait aussi au cinquième anniversaire du massacre perpétré en Norvège par Anders Behring Breivik, devenu depuis lors un héros pour certains néo-nazis en Europe et en Amérique.

Le ministre norvégien des Affaires étrangères, Borge Brende, a dit sur Twitter: "Horrible tuerie à Munich. Qui a lieu le jour même où nous sommes en deuil et nous souvenons de la terreur consternante qui a frappé la Norvège il y a cinq ans."

Les forces de sécurité du Bangladesh ont donné l'assaut, samedi matin, dans un café-restaurant du quartier diplomatique de la capitale où 20 otages ont été tués selon l'armée. 

20 otages, d'origine étrangère, ont été tués par des hommes armés qui ont pris d'assaut un café-restaurant de Dacca au Bangladesh vendredi soir. Les victimes sont essentiellement des Italiens et des Japonais, a annoncé samedi un haut responsable de l'armée.

L'assaut final des forces spéciales a été donné vers 4h00, samedi matin, dans ce restaurant du quartier diplomatique de Dacca, où une vingtaine de personnes avaient été prises en otages par des hommes armés. Selon les autorités, six assaillants ont été tués.

Treize otages, dont trois étrangers (un Japonnais et deux Sri-lankais), ont été secourus lors de l'assaut mené par des militaires et commandos d'élite mobilisés pour neutraliser les assaillants. Deux policiers bangladais, en faction près du café-restaurant, ont été tués dans la fusillade qui a précédé la prise d'otages. 

Prise d'otages et fusillade revendiquées par Daech

Le Premier ministre du Bangladesh, Sheikh Hasina, a déclaré samedi être "déterminée à éradiquer le terrorisme" après la fin de la prise d'otages. 

Le restaurant  Holey Artisan Bakery, situé dans le quartier diplomatique de la capitale, est très prisé de la communauté internationale de Dacca. Cette attaque dans un quartier ultra-sécurisé est sans précédent au Bengladesh et marque une intensification de la violence dans le pays. 

Le Bengladesh est en proie à une vague de meurtres depuis trois ans, souvent à l'arme blanche, ciblant des personnes appartenant à des minorités religieuses, des intellectuels et des blogueurs.

Une majorité de ces meurtres ont été revendiqués par Daech mais le gouvernement Bengladais refuse la présence de l'organisation terroriste sur son territoire, et pointe du doigt le principal parti islamiste du pays. 


France Info

La Turquie a décrété mercredi jour de deuil national à la suite de l’attentat. A l’heure actuelle, le Premier ministre turc privilégie la piste de l'Etat islamique.



Le bilan de l'attentat terroriste qui a ensanglanté mardi soir l'aéroport Atatürk d'Istanbul , s'alourdit au fil des heures. Alors qu'en début de journée Ankara parlait de 36 morts et 147 blessés, désormais le dernier bilan s'établi à 41 personnes tuées et 239 blessées (dont 109 on d'ores et déjà quitté l'hôpital).
Parmi les personnes décédées 13 sont des ressortissants étrangers (dont 3 auraient en fait une double nationalité). Selon un officiel turc qui souhaite garder l'anonymat, les victimes étrangères comprennent cinq Saoudiens, deux Irakiens, un Tunisien, un Ouzbek, un Chinois, un Iranien, un Ukrainien et un Jordanien.
A ce stade, selon le Premier ministre Manuel Valls, en déplacement à Lens, dans le Pas-de-Calais, il n'y a "pas d'informations sur des Français qui seraient victimes de cet attentat".

Trois assaillants

Selon les autorités, des explosions ont d'abord eu lieu à l'entrée du terminal des vols internationaux vers 22H00 (19H00 GMT). Trois assaillants ont mitraillé des passagers ainsi que des policiers en faction, une fusillade a éclaté puis les kamikazes se sont fait sauter.

« Trois kamikazes ont mené une attaque », a indiqué Vasip Sahin, le gouverneur d'Istanbul, aux journalistes.
La télévision turque a de son côté diffusé des images très impressionnantes sur lesquelles on voit notamment un policier tirer sur un assaillant puis celui-ci, blessé, tomber au sol en actionnant sa charge.

Condamnations internationales

Le président turc Recep Tayyip Erdogan a rapidement exhorté la communauté internationale à une « lutte commune » contre le terrorisme, dans un communiqué. « Cette attaque, qui s'est déroulée pendant le mois du ramadan, montre que le terrorisme frappe sans considération de foi ni de valeurs », a dit le chef de l'Etat.
A l'étranger, les condamnations de cet acte de terrorisme ont rapidement afflué. Le président français François Hollande a « condamné fermement » un « acte abominable » tout en appelant lui aussi à un renforcement de la coopération internationale en matière de lutte antiterrorisme.
A Washington, un porte-parole de la Maison blanche a condamné ces attaques « abominables » tout en promettant le soutien des Etats-Unis à Ankara. Le secrétaire général de l'ONU Ban Ki-moon a « condamné l'attaque terroriste » et a lui aussi réclamé une coopération internationale accrue.


Le trafic a repris dans la nuit

Binali Yildirim a visité dans la nuit un grand hôpital proche de l'aéroport , et s'est rendu au chevet des blessés. « Je vous présente mes condoléances », a-t-il lancé à son arrivée à l'hôpital aux gens réunis devant l'entrée, accompagné d'un imposant dispositif de sécurité, selon les chaînes de télévision.
Si tous les vols ont été ont été suspendus au départ d'Atatürk, le plus grand aéroport de Turquie et le 11e dans le monde, avec ses 60 millions de passagers en 2015, ils ont repris à partir de 03H00 locales (00H00 GMT).
D'après une source officielle, les drapeaux seront mis en berne pour la journée, mercredi ayant été décrété jour de deuil national par la Turquie. En octobre dernier une mesure similaire avait été adoptée après un double attentat-suicide qui avait coûté la vie à 103 personnes près de la principale gare d'Ankara .

  Les vidéos d'explosions ICI 


Les Échos   

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